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miércoles, 15 de febrero de 2017

Ukraine : l'intensification des combats à l'est menace la sécurité des civils, selon l'ONU

Ukraine : l'intensification des combats à l'est menace la sécurité des civils, selon l'ONU



14 février 2017 – Le Coordonnateur humanitaire en Ukraine, Neal Walker, a prévenu mardi que l'intensification des combats dans l'est du pays entre les séparatistes et les forces armées ukrainiennes, à proximité de zones densément peuplées, met en danger les civils.

« La situation dans l'est de l'Ukraine est grave. Entre le 21 janvier et le 3 février, l'intensité des combats a augmenté », a déclaré M. Walker lors d'une conférence de presse à Genève, citant des violations fréquentes du cessez-le-feu ainsi que des combats près des villes d'Avdiivka, d'Yasynuvata, de Makiivka et de Donetsk.

« Il y a eu des combats extrêmement intenses du 29 janvier au 3 février », a précisé le principal représentant de l'ONU en Ukraine. « Au cours de cette période, il y a eu plus de 30.000 violations du cessez-le-feu alors qu'en moyenne il n'y a même pas 30.000 violations par mois. Donc, sur une période comprise entre une semaine à 10 jours, nous avons eu plus de violations du cessez-le-feu qu'en un mois », a souligné M. Walker.

Le conflit dans l'est de l'Ukraine a éclaté après que la Russie a annexé la Crimée en mars 2014. Un cessez-le-feu a été négocié à Minsk, en Biélorussie, en février 2015, mais il y a eu depuis de nombreuses violations.

« La distance qui sépare les forces combattantes a diminué fortement. Elles sont maintenant face à face », a déclaré M. Walker, faisant également état d'une présence accrue d'armes lourdes « directement en violation de l'accord de Minsk ».

Le Coordonnateur résident a également mentionné que la situation humanitaire était très critique. « N'oublions pas que les températures ces dernières semaines ont été entre 10 et 20 degrés Celsius en dessous de zéro », a-t-il souligné.

M. Walker a également mis en garde contre les dégâts à l'environnement que risquent de causer les bombardements contre des infrastructures civiles. « Nous avons par exemple une usine de phénol chimique qui risque de faire de graves dégâts environnementaux si les bombardements se poursuivent et si elle est davantage endommagée », a-t-il prévenu.

Il a rappelé qu'il y avait probablement entre 800.000 et un million de personnes déplacées dans des zones contrôlées par le gouvernement en Ukraine. « Nous estimons que 200.000 autres personnes sont retournées dans des zones non contrôlées par le gouvernement », a-t-il ajouté.